It’s Time To Leave
Encore un petit concours pour tenter de me faire gagner, cette fois, 2 billets AR vers la destination de mon choix . «It’s Time To Leave » est une campagne web assez originale puisqu’elle propose à l’internaute d’interagir avec son héros via son téléphone mobile. Il suffit de laisser son numéro sur le site www.itistimetoleave.com et quelques minutes après l’aventure commence…

Et pour que ma participation au tirage au sort de ce concours soit prise en compte, il me « suffit » de vous raconter comment j’ai été obligée de prendre l’avion de façon soudaine. Le premier souvenir qui me vient en tête n’est pas des plus évident à partager, c’est assez personnel et douloureux… mais bon, peut être que ce serait aussi une façon de faire le deuil une bonne fois pour toute que de l’écrire et le partager? voici donc ma petite histoire…
… Je venais juste de fêter mon anniversaire. Mon pays était en guerre, en guerre avec lui même, en guerre avec son peuple. A 13ans, je le réalise maintenant, on est encore trop petit pour comprendre ce qui se passe, comprendre la guerre, les morts, les souffrances et comprendre l’urgence de partir parce qu’on est considérée comme une étrangère, une indésirable. Cette guerre civile qui fera plus de morts que celle pour l’indépendance de mon pays.
Cet hiver là j’étais heureuse, à la veille des vacances mes parents m’annoncent que nous partons, mon père et moi, pour passer les fêtes avec mon frère et ma soeur en France. Je suis heureuse parce que je vais encore prendre l’avion, j’adore ça. Heureuse de fêter Noël pour la première fois en France (je me voyais déjà sous la neige…pour moi c’était le Nord). Heureuse tout simplement d’aller en France, le pays des magasins de jouets, des bonbecs et des Happy Meal. Je n’avais pas fait attention que maman ne venait pas avec nous, j’étais prise par mes rêves de petite fille et ma petite valise que je ne savais pas faire.
Noël est passé, le jour de l’an, puis la date du soit disant retour. J’étais encore bien contente de penser aux jours de classe que je manquais, et ce fameux contrôle d’histoire que je n’avais pas révisé qui se passait de moi. Mais les jours passaient sans parler de retour. Puis un jour mon père m’apprend que le lendemain nous nous rendrons au collège pour mon inscription. Au collège en France? aucune envie d’y aller, ni de fréquenter des « étrangers » (j’étais déjà pas sociable pour un soux). Je voulais rentrer, retrouver maman qui ne venait toujours pas. Retrouver ma maison, ma ville, mes grands parents, mes racines…
Maman ne nous a suivi que quelques mois plus tard, pour elle c’était moins dangereux de rester que pour papa et moi. Des mois durs, à ne penser qu’à une chose : rentrer. J’ai fini par rentrer, oui, plus de 3ans plus tard, pour les vacances de printemps. Rentrer 15 jours pour voir une dernière fois mon grand père… et repartir dans ce pays qui est devenu mien depuis.
And now, la déprime…

Non, parce que quand tu reviens à Paris, d’un long week-end à Nancy, où tu as vu tellement de jolies choses, où tu as passé de si bons moments, où tu ne fais que sourire, t’amuser, rire, c’est quand même très déprimant de rentrer sous la pluie.
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